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la
condition animale Le chien au service des hommes Plus d'une centaine d'ouvrages résumés traitant des chiens, de comportement ou de la relation homme / animal
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Éthique, esthétique et éthologique L e maire de Meaux a décidé le 2 septembre d'interdire «la présence de Pit-bulls, American staffordshires, Rottweilers ou leurs croisements (...) même muselés et tenus en laisse » dans les lieux fréquentés par des enfants, «sous peine d'une amende de 1000 à 1O 000 F». Les Hommes (personnes âgées et enfants principalement) comme les chiens sont victimes de la "vogue Pit-bull".
Pour ou contre la mise au banc de ces chiens jugés agressifs et dangereux pour autrui ? L'euthanasie de ces animaux en cas de coup dur? En 1994, le maire de Gennevilliers avait déjà défrayé la chronique en interdisant «la présence et la circulation de Pit bulls» par arrêtés municipaux. Pour ou contre sur le plan juridique? Le projet de Loi Vasseur du printemps dernier abordait la question. Mais nombre de propositions de loi, plus variées ou plus sévères les unes que les autres, ont également vu le jour en moins d'un an, certaines tenant la route juridiquement, pratiquement, socialement ou scientifiquement, d'autres beaucoup moins. Certaines ont une source plus démagogique que réaliste. Et nos parlementaires d'avancer des mesures - « de mise hors la loi», «d'interdiction» ou « de réglementation» - concernant «la sélection»,«la détention» ,«l'élevage, «le trafic « ou encore «l'importation..... des « chiens dangereux «, des «chiens d'attaque ou plus subtilement encore « des animaux de race canine susceptibles de présenter un danger pour les personnes «, quand d'autres citent sans hésiter les «Pit-bulls «. Quelle est donc cette "race" perdue mais sans collier, sans nom déposé? En
quelques mois a surgi un véritable phénomène de société. Alors, on en parle plus,
même si cela existait déjà. Mise en examen, responsabilité civile, expulsion des HLM
pour les locataires-maitres, euthanasie de chiens, dressage inopportun, avec ou sans
laisse... Au delà de l'antique risque de contamina tion par la rage, les praticiens sont
tous les jours confrontés à ce genre de situation: griffades de chat, coup de bec de
perro quet ou morsures vives de caniche! Mais la question a pris une tournure d'ordre
moral et non plus simplement physique ou infectieux. Quelles attitudes avoir ? Quels
conseils prodiguer? Nos confrères britanniques ont été confrontés avant nous à cette situation en réfléchissant autour du projet gouvernemental "Dangerous Dogs Act" (Voir eurovet n° 683 et n° 736). Leur prise en compte de longue date des aspects comportementaux et de la protection animale dans leur exercice professionnel y est pour beaucoup. L'avènement de l'éthologie dans la pratique vétérinaire quotidienne jouera-t-elle comme l'écologie aiguillonne l'industrie ou comme le "bio" tente de s'implanter en productions animales ? Ce n'est pas une alternative mais une "approche complémentaire". A moins que la zootechnie reprenne le dessus sur la médecine et la chirurgie? Laurent JESSENNE semaine veterinaire 1998 |
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