Plus d'une
centaine d'ouvrages résumés traitant des chiens, de comportement ou de la
relation homme / animal
LA DÉFINITION DU CHIEN DANGEREUX
Extrait du Rapport de M le Député G. SARRE remis à M J-P
CHEVENNEMENT.
ils nous paraissait intéressant d'aborder sous un autre angle
la loi française concernant les chiens "dangereux". Pour mémoire cette loi
votée par une poignée de députés fait suite à un rapport demandé par M J-P
CHEVENNEMENT à M le Député G. SARRE. De ce rapport nous avons extrait le passage
concernant la définition du chien "dangereux". Pour une lecture plus facile et
afin d'en faire le commentaire nous l'avons divisé en 6 paragraphes auxquels nous
avons donné un titre (le contenu est tel qu'il figure dans le Rapport de M SARRE).
INTRODUCTION
La plupart des spécialistes consultés (vétérinaires, éthologistes) s'accordent
pour considérer qu'il n'existe pas de race ou d'espèce de chiens naturellement
dangereuse, mais seulement des conditions d'élevage ou de détention qui rendent un
animal agressif et potentiellement dangereux pour autrui, ce quelle que soit sa race.
L'adage selon lequel c'est le comportement du maître qui fait celui du chien semble donc
exact, y compris pour les chiens considérés comme les plus agressifs (Pittbull,
Rottweiler).
Commentaire : éthologiquement parlant
cela correspond à la réalité. Le chien est un animal qui vit en société selon des
règles bien définies. Bien hiérarchisé et socialisé il aura le juste comportement.
CLASSIFICATION SELON LA SOCIÉTÉ FRANCOPHONE DE CYNOLOGIE
La Société Francophone de Cynologie reconnaît 5 tempéraments génétiques du chien
dont 3 ne posent aucun problème particulier (tempéraments soumis, tendres ou craintifs).
Ce sont les comportements dits "indépendants" (exemple : Rottweiler, Terrier)
et "rebelles" (exemple : Pittbull) qui sous certaines conditions d'éducation
forment des chiens dangereux.
Commentaire : cette classification
correspond effectivement à une réalité. Il existe en gros 5 types de tempérament. Mais
affirmer :
que le chien de tempérament craintif ne pose aucun problème
particulier est en contradiction flagrante avec toutes les données éthologique. En effet
selon le degré de peur et le degré d'inhibition un chien craintif peut présenter des
conduites agressives et des morsures redoutables. Et notre expérience dans ce domaine
nous pousse à être bien plus méfiant et prudent face à un tel chien. En effet une
attaque déclenchée par la peur conduit à des morsures multiples.
que les Rottweiler, les Terriers ont des comportements
"indépendants" et que les Pittbull sont "rebelles" de Tempérament
est totalement inepte. Car le tempérament n'est pas lié à la race mais à l'individu.
Dans une même fratrie vous pouvez retrouver l'expression des 5 tempéraments.
En effet, sur ce tempérament se greffe l'éducation : c'est avant l'âge de 2 mois,
qui est celui de la vente, que se forme l'émotivité du chien et la reconnaissance de
l'être humain comme ami. Non socialisé avec des humains avant cet âge, l'animal restera
fauve ou craintif de manière immodiflable et définitive. D'autre part, il est possible
de faire de tout chien un animal dangereux soit inconsciemment, par incohérence dans le
mode de vie ou les ordres donnés, soit consciemment par conditionnement, et ce en une
quinzaine de jours.
Commentaire : les deux points abordés
dans ce paragraphe suffisent à expliquer la dangerosité de certains chiens ! Sur les
quelques 500 000 morsures répertoriés en France, plus de 80 % des victimes étaient un
membre de la famille où vivait le chien. Toutes les études scientifiques arrivent à la
même conclusion : ces incidents pourraient être évités si on tenait un peu plus compte
des besoins éthologiques des chiens et ce quelle que soit la race. Ce qui est
explicitement reconnu dans la dernière phrase du paragraphe.
CLASSIFICATION SELON DES CRITÈRES PHYSIQUES
En plus de ces caractéristiques psychologiques, il existe des critères physiques qui
augmentent la dangerosité potentielle d'un chien car les dégâts causés par une morsure
sont, sur la victime, très graves : ainsi la puissance à la mâchoire, qui est de 500
kilogrammes chez le Pittbull, ou encore la taille au garrot et le poids (plus de 60
centimètres et 50 kilos pour le Dogue Argentin ou le Rottweiler). Il est à signaler
également que, contrairement aux autres chiens, le Pittbull possède la caractéristique
de ne pas répondre à l'ordre de lâcher sa proie, même lorsqu'il est donné par son
maître.
Commentaire : c'est une évidence que
de dire que la puissance, le gabarit d'un chien peuvent avoir des conséquences
dramatiques en cas de morsure. Mais pourquoi citer en exemple le Pittbull, le Rottweiler,
le Dogue Argentin ? Cette affirmation est vrai pour le Terre-Neuve, le St-Bernard, le
Léonberg...etc. A moins d'exclure les chien à gros gabarit présentant des traits
néoténiques ? Mais ces traits néoténiques ne diminuent en rien le danger
potentiel !
Pour faire disparaître tout risque potentiel de morsures graves, il suffirait donc de
n'autoriser que les chiens de petites tailles, Yorkshires, Caniches Nains...etc.
Malheureusement les statistiques rendent caduque cette proposition car en fréquence de
morsures les petits chiens viennent en tête dans ce triste hit-parade ! (souvenons-nous
du triste accident qui a eu lieu en 1996 du coté de Nancy où un bébé a été tué par
deux chien de petite taille.)
CLASSIFICATION SELON LES ORIGINES (ou un coup de pub pour la SCC !)
Les spécialistes ont remarqué que les chiens de race inscrits à un livre
généalogique (géré en France par la Société Centrale Canine, reconnue d'utilité
publique), donc soumis à une sélection contrôlée, ne sont presque jamais
génétiquement dangereux. Par contre les bâtards (exemples : Pittbull ou "chien
loup") risquent d'être dangereux car le mélange de races peut détruire les
mécanismes génétiques d'inhibition de l'agressivité envers l'homme. Les chiens
d'apparence de race (30 % de la population canine) qui ne sont plus soumis à la
sélection puisque non confirmés par la S.C.C. peuvent eux aussi mal évoluer. Il est à
noter que le "chien loup", produit du croisement du Berger Allemand et du Berger
Belge, n'a rien à voir avec le chien de race appelé "Berger Allemand", qui est
inoffensif.
Commentaire : un petit coup de pub pour
la SCC, confirmation d'un monopole. Et dans la foulée une affirmation qui devrait laisser
songeurs les spécialistes évoqués dans l'introduction. Il existerait des chiens
génétiquement dangereux (cf. Article sur les races génétiquement dangereuses.
Mais seule la SCC, Mesdames, Messieurs, peut éviter ce type de
transmission génétique par son contrôle vigilant ! En prime si issu d'un élevage
affilié à la SCC, votre chien de race est confirmé par un juge, toujours de la SCC,
dormez tranquille il sera forcément sympa et non dangereux car reconnu de race ou de race
reconnu ! Si votre compagnon est un bâtard pas de chance, car le voilà devenu un
délinquant potentiel. Si cela peut vous consoler sachez que nous sommes plus de 85 % à
avoir des chiens bâtards ou d'apparence de race.
Il faut savoir que la SCC est d'utilité publique par son rôle
de gestionnaire du fichier des tatouages et ironie du sort ce sont les bâtards qui
constituent la plus grosse source de ses revenus. Chaque bâtard tatoué rapporte à la
Centrale Canine une somme d'argent non négligeable.
Enfin que dire de la pratique courante de certains éleveurs
(figurant au fichier de la SCC) qui vendent, un certain nombre de chiots d'une même
portée volontairement "sans papiers", pour des raisons commerciales. Ces
chiots sont de ce fait classés "d'apparence de race" avec les
conséquences évoquées.
TEST PERMETTANT DE DÉCELER UN CHIEN DANGEREUX
Le chien dangereux est un chien qui mord ou menace de mordre. Le test à effectuer est
simple : tout chien réagissant par une menace franche à un stimulus est potentiellement
dangereux. En effet, normalement l'animal respecte deux étapes d'avertissement avant de
mordre. Les Pitbulls ou autres chiens dressés au combat, eux, sont très réactifs et
n'observent pratiquement pas ces deux phases préliminaires, passant directement à
l'attaque spontanée ou provoquée. Ce sont les chiens entraînés au combat qui semblent
en France la principale source de débordements.
Commentaire : la classification de
Moyer décrit 7 types de conduites agressives et de morsures (prédation, irritation,
peur, de hiérarchie...etc.
Dans ce test si le chien a mordu on ne cherche pas à comprendre
les causes qui ont conduit au passage à l'acte. Le chien "mordeur" est
forcément coupable et dangereux même si la morsure est la conséquence d'une agression
faite par un humain (par exemple un enfant qui chahute trop violemment avec un
chien).
Le test proposé sert à mettre en évidence un chien dressé au
mordant. En effet ce type de dressage fait disparaître la séquence de menace. Le chien
passe immédiatement à la morsure. Vouloir donner à ce test une valeur prédictive de
dangerosité parait hasardeux, en effet le comportement premier d'un chien face à un
danger est de fuir. Par contre quand la fuite est rendue impossible, par le fait d'être
en laisse par exemple, tout chien normalement constitué va adopter un comportement de
menace avec morsure potentielle si l'agression ne cesse pas. Pratiquer ce test
équivaudrait à classer plus de 95% des chiens comme dangereux.
CONCLUSION Ces constatations nous conduisent à proposer un certain nombre de mesures simples et
fortes réglementant l'élevage, dans le sens d'une professionnalisation et d'une
responsabilisation de cette activité, actuellement exercée par près d'un million
d'intervenants occasionnels et seulement 300 éleveurs professionnels, dont l'activité
est dirigée et réglementée par des associations spécialisées de race, agréées par
le Ministère de l'Agriculture et fédérées par la Société Centrale Canine.
Commentaire : conclusion
logique de ce texte confus de "mesures racialesqui vont dans le sens des clubs de
race et de la SCC.
Cependant qu'il est reconnu que le vrai problème est constitué par des individus bien
ciblés, que l'origine du phénomène se trouve dans le dysfonctionnement de notre
société (chômage, délinquance ...etc).cf. discussion et introduction au projet de loi)
En conséquence :
Y aurait-il une transmission génétique propre au chien ?
Et pourquoi les lois de Mendel ne seraient-elles valables que chez
l'homme et pas chez le chien ?
Noublions pas que l'homme et le chien sont des mammifères,
et à ce titre assujettis aux mêmes lois de la nature et de la transmission génétique.
Avant d'être Français, Vietnamien, Indien, Masaï...etc
nous sommes avant tout des êtres appartenant à l'espèce humaine, tout comme
le chien qui avant d'être de telle ou telle race appartient à l'espèce des
canidés.
Johann Mendel reviens vite et préserves nous des
"généticiens cynophiles" !