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la
condition animale Le chien au service des hommes Plus d'une centaine d'ouvrages résumés traitant des chiens, de comportement ou de la relation homme / animal
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RACE ET COMPORTEMENT REMARQUES PRÉLIMINAIRES Vaste sujet que celui-ci, la race influe-t-elle sur le comportement ou non ? Tenter de répondre à cette question en soulève d'autres à savoir :
La définition que nous donne le Larousse est : "manière dont on se comporte; attitude, conduite; ensemble constitué, d'une part par les réactions du sujet aux stimuli et, de l'autre, par les motivations propre à la conduite de celui-ci" Cette définition nous oblige à ajouter un qualificatif au mot comportement car, sans ce dernier nous restons dans le vague. Désirons-nous parler du comportement social, de chasse, de garde ? Dans le cas du chien, du chat, c'est essentiellement le comportement social qui nous intéresse.
La transmission d'un comportement peut se faire de plusieurs manières, et, globalement on en distingue deux :
la transmission par apprentissage se fait par l'intermédiaire de la mère, puisque aussi bien chez le chien que chez le chat, c'est la mère qui éduque sa portée.
l'homme peut agir sur le devenir d'une race en sélectionnant des sujets qui présentent un critère particulier et, en les croisant entre eux essayer de retrouver ce critère chez les descendants (transmission génétique). Il peut également prendre, dès la naissance des chiots, chatons, des mesures qui vont créer le comportement recherché (transmission par apprentissage). A titre d'exemple :
RACE ET COMPORTEMENT. Il est évident qu'un certain nombre de comportements sont transmis génétiquement. Pour n'en citer que quelques uns :
Par contre, pour ce qui est du comportement social, ce mode de transmission n'entre en jeu que dans un pourcentage très faible. RACE ET COMPORTEMENT SOCIAL. Le comportement social va se transmettre essentiellement par la mère et ensuite par l'environnement. Pour nos chiens de compagnie, c'est le propriétaire et toutes les personnes présentes au foyer qui vont prendre le relais de la mère. Ceci est souvent ignoré ou sous-estimé par les maîtres. Prendre un chiot et l'amener à l'âge adulte est une lourde responsabilité mais une aventure ô combien passionnante. Une fois adulte, le chiot ne se comportera que comme vous lui aurez appris à se comporter ! Par exemple, dire de son chien, désobéissant, "c'est normal c'est un Cocker et il est bien connu qu'ils n'en font qu'à leur tête", est une explication, une excuse non fondée, car l'on se réfugie ainsi derrière un concept de race pour excuser nos erreurs, ou le laxisme dont nous avons fait preuve. Les codes de communication, les rituels sociaux sont les mêmes chez le Yorkshire, chez
le Labrador ou encore le Malinois. INFLUENCE DE L'HOMME SUR LE COMPORTEMENT SOCIAL. les facteurs à l'origine d'un comportement social inadéquat sont nombreux et variées. Les plus fréquents, à mon sens, sont :
Les attitudes incohérentes : ces attitudes sont souvent les corollaires des précédentes. Dans cette relation Homme / "Chien humanisé" les projections sur le chien vont être multiples. D'où :
La conséquence de ces incohérences est la mise en place d'une hiérarchie peu claire pour le chien, car on lui envoie tantôt des signes de soumission, tantôt des signes de dominance. Une telle relation oblige le chien a fonctionner sur deux modes différents et surtout opposés, d'où mise en place, très souvent, de son propre système de fonctionnement. Et ce dernier sera cohérent, il imposera les lois canines, avec tout ce que cela peut avoir de déconcertant et d'inquiétant pour les humains. L'ampleur des comportements inadéquats, la rapidité de leurs apparitions vont dépendre elles du caractère du chien (comme chez l'homme, il y autant d'expression de tempérament que d'hommes). Comme chez l'humain, il existe des chiens, timorés, courageux, impulsifs, soumis..... Ces traits se déclinent au sein de chaque race et sont souvent renforcés, chez les chiots, par les humains. C'est en ce sens qu'éduquer ou plutôt façonner un chiot et ainsi s'éduquer soi-même est une aventure délicate. Dorlotez-le comme un bébé, couvez-le, et vous aurez un chien qui risque fort d'être couard et donc potentiellement dangereux une fois adulte. Cédez à ses caprices, acceptez-les, et vous aurez de forte chance d'avoir un chien qui se prendra, une fois adulte, pour le chef et, en conséquence, sera incontrôlable et potentiellement dangereux. En conclusion, dans le projet de loi raciste, visant les chiens dangereux et contre lequel on ne peut que s'élever, il y a une phrase que personne ne cite, à tort, et qui constitue la meilleure conclusion possible : "Il est possible de faire de tout chien un animal
dangereux, soit inconsciemment, par incohérence dans le mode de vie ou des ordres
donnés, soit consciemment par conditionnement et ce en une quinzaine de jour."
Malgré cela dans la nuit du 22 au 23 décembre 1998 cette loi raciste a été votée. Dans 10 ans les Pitbulls auront disparu, puisque la stérilisation est obligatoire pour les sujets vivant sur notre territoire, la reproduction interdite ainsi que l'importation. Ces mesures nous laissent songeurs et nous amènent à poser les questions suivantes :
Le problème est social et supprimer telle ou telle race ou croisement de chien ne fera pas, hélas, disparaître l'inadaptation sociale et la violence qu'elle génère. Mais réfléchir sur nos valeurs, notre société et les mesures correctives à adopter coûteraient sûrement beaucoup plus - en termes d'investissement humain et financier - que celles qui ont été votées. (Au fait la stérilisation des pitbulls se fera-t-elle aux frais de l'état Français ?) Lors de la même session, ces mêmes élus ont voté une loi réglementant la vente des fusils à pompe, car arme préférée des délinquants de banlieue. Ce n'est pas la fabrication de fusils à pompe qui a été interdite, un permis de détention a été instauré !
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