a
condition animale
Les chiens et la Loi
Plus d'une
centaine d'ouvrages résumés traitant des chiens, de comportement ou de la
relation homme / animal


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L'AUTRICHE
EST AUX
PETITS SOINS POUR
LES ANIMAUX
L'Autriche vient d'adopter
une des lois de protection des animaux les plus strictes d'Europe, après
des compromis avec les religions juive et musulmane et les petits
éleveurs.
L'élevage des poulets en batterie
sera interdit à partir de 2009, soit trois ans avant son interdiction
prévue par l'UE : au lieu de cages, la volaille sera au sol ou en
volières.
Désormais les cirques ne devront plus avoir de lions ou autres animaux
sauvages en cage. On ne pourra plus en Autriche, vendre de chiots ou
petits chats en magasin. Le dressage des chiens avec
colliers à pointes ou électrochocs est proscrit et on ne pourra plus leur
couper les oreilles ou la queue.
Interdiction aussi de garder les
chiens attachés en permanence. Les
animaux de ferme - vaches, chevaux, chèvres - auront droit à trois mois de
plein air non-entravées.
Un médiateur et des amendes
Des exceptions ont été prévues pour les petits éleveurs
qui n'ont pas de pâture. Les représentants des organisations paysannes ont
d'ailleurs obtenu du gouvernement des mesures de soutien pour la survie de
l'élevage autrichien.
Aux termes de cette loi nationale, qui remplacera les multiples
règlements régionaux, un médiateur pour le bien-être des animaux siègera
dans chacun des neuf Länder fédérés. Des amendes de 2 000 € à 15 000 €
pour les récidivistes sont prévues.
Parlant d'« un pas dans la bonne direction », l'association Vier Pfoten
souligne que, sur plusieurs points, l'Autriche restera en retard sur les
législations de pays comme la Suède, la Norvège et la Suisse. Ainsi couper
le bec des poulets reste autorisé, tout comme les interventions sans
anesthésie sur les animaux non-domestiques et les porcs pourront rester
enfermés sans litières.
Malgré leur entente finale, les partis autrichiens craignent un
« dumping » de viande, oeufs et autres produits de la part de pays voisins
moins soucieux du bien-être de leurs animaux. Le ministre de l'Agriculture
Josef Proell a mis en garde contre « l'importation des souffrances
animales d'autres pays ».
Mais le chancelier conservateur Wolfgang Schuessel s'est déclaré fier
d'une promesse électorale enfin remplie qui donnera à l'Autriche « un rôle
de pionnier » au niveau de l'Union européenne.
L'abattage rituel
La question de l'abattage rituel a été la plus débattue
ces derniers mois. L'extrême droite (FPOe), membre de la coalition
gouvernementale, demandait son interdiction, ce que refusaient les
représentants des communautés juive et musulmane.
Le compromis prévoit finalement que les animaux recevront une anesthésie
juste après le coup de couteau et non pas avant, lorsqu'ils sont égorgés
et saignés vivants pour que la viande soit cachère ou halal.
Les dix rabbins d'Autriche ont invoqué « le libre exercice de la religion
garanti par la Constitution » et démenti que ce soit « un acte de cruauté
envers les animaux », comme l'affirme le FPOe du populiste Joerg Haider.
Pour Michael Buchner, de l'association Vier Pfoten (Quatre pattes),
« l'agonie de l'animal durera quelques secondes et non plusieurs
minutes ». C'est un progrès, dit-il, mais l'affaire ne concerne qu'une
infime partie des bêtes tuées dans les abattoirs autrichiens, où tout
n'est pas parfait, déclare-t-il.
Jean-Michel Stoullig


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